Trois ou quatre appels prospects par jour. Faites le calcul.
À deux heures de rédaction par proposition, vous ne vendez plus. Vous tapez des documents. Et pendant ce temps, le prospect refroidit.
Aïe.
Le vrai problème n’est pas l’appel, c’est l’après
Un appel se passe bien. Le client explique son activité, ses galères, ce qui lui fait perdre du temps. Vous raccrochez motivé.
Puis vient la proposition commerciale. Il faut se souvenir de tout, reformuler ses enjeux, cadrer une offre, mettre en page, chiffrer. Résultat : elle part le lendemain, parfois trois jours plus tard.
Le discours dominant sur l’IA ? « C’est un chatbot pour rédiger des mails. »
Le terrain montre autre chose. Chez The French Bot, on s’en sert pour industrialiser ce qui bouffe le plus de temps : transformer un échange en livrable.
[IMAGE : capture d’une proposition commerciale générée, à la charte graphique de l’entreprise]
Comment ça marche, concrètement
Le principe tient en trois briques.
1. Un enregistreur d’appels. J’utilise Granola. Il enregistre chaque visio ou appel, puis retranscrit tout, mot pour mot.
2. Un transfert automatique. À la fin de l’appel, le transcript part directement vers Claude. Sans que je touche à rien.
3. Une fiche méthode. C’est là que tout se joue. Je dis à Claude comment construire la proposition :
- d’abord le contexte : qui est l’entreprise, comment elle fonctionne, quels sont ses enjeux ;
- ensuite les douleurs, sur lesquelles on appuie ;
- enfin des pistes de collaboration, avec le tarif fourni au client.
Claude ne se contente pas de rédiger un PDF. Il pousse un site web, avec un lien cliquable. Le client reçoit une page à la charte de ma société, qu’il peut parcourir tranquillement.
Dernier exemple en date : une société basée à Montréal m’a demandé une proposition. En fin d’appel, elle avait un petit site sur le cadre fiscal canadien, l’appui au comptable, le montage des dossiers et les courriels. Rien de manuel.
C’est énorme.
[IMAGE : le site généré, ouvert sur mobile]
Ce que ça change pour une TPE ou une PME
Soyons honnêtes : vous n’avez pas besoin de Montréal pour que ça vous parle.
Un cabinet comptable qui envoie une lettre de mission. Un agent immobilier qui chiffre une prestation. Un artisan qui doit répondre à une demande de devis. C’est la même mécanique : un échange, puis un document à produire.
Ce que vous gagnez :
- Du temps. Je sors d’un appel, je n’ai plus deux heures à y consacrer.
- De la vitesse. Le client reçoit sa proposition pendant qu’il a encore votre voix en tête.
- De la cohérence. Même structure, même qualité, que ce soit le premier appel de la journée ou le quatrième.
Et ce n’est pas figé. La charte graphique, les couleurs, le logo, le ton : tout s’adapte à votre entreprise.
Le piège : croire que c’est un bouton magique
Attendez. Ne foncez pas installer cinq outils en espérant que ça tourne.
Ce système fonctionne parce que la fiche méthode est bien pensée. Si vous ne savez pas décrire précisément comment vous construisez une proposition, l’IA ne le devinera pas.
Il faut aussi connecter vos outils : boîte mail, logiciels métiers. C’est ce qu’on met en place en formation. Et ces formations sont toutes sur mesure.
Pourquoi ? Parce qu’avant, on fait un audit. On cartographie vos besoins, on comprend comment vous travaillez au quotidien, puis on construit un plan à partir de vos vraies tâches. Pas celles d’un cas d’école.
Brutal, mais libérateur.
Ce qu’il faut retenir
- Le goulot d’étranglement commercial, c’est souvent l’après-appel, pas l’appel.
- Un transcript, une fiche méthode et un bon outil suffisent à produire une proposition complète.
- Le résultat doit être à votre image : votre charte, vos couleurs, votre logo.
- Sans audit préalable, vous automatisez au hasard.
Je vois se dessiner deux profils de professionnels dans les prochains mois. Celui qui utilise l’IA, gagne des parts de marché et du chiffre d’affaires. Et celui qui se dit « je n’en suis pas capable », et qui reste sur le bas-côté.
L’IA, c’est un code de triche. Si vous jouez sans, on finira par vous demander comment vous faites.
Si vous voulez voir ce que ça donnerait chez vous, parlons-en. 30 minutes, sans langue de bois : réserver un créneau.
Et chaque semaine, je décrypte ce genre de cas d’usage dans ma newsletter. Du concret, rien d’autre.