Un PowerPoint sans IA en 2026, c’est comme un fax en 2015. Ça fonctionne, certes. Mais vos concurrents, eux, envoient des emails. Et pendant que vous peaufinez votre slide 12 à la main, certains expédient à leurs prospects une présentation interactive cliquable, personnalisée, aux couleurs de leur marque — générée en cinq minutes.
Je vous montre comment.
Le vrai problème avec vos présentations actuelles
Soyons raccord : la majorité des présentations qu’on envoie à ses clients après un premier appel, c’est moyen. Un PDF générique. Quelques slides réchauffées. Un fond blanc avec une police Arial.
Et le client, de l’autre côté, il voit ça. Il le sent.
Ce qu’il voudrait — ce qu’il mérite — c’est quelque chose qui lui dit : “J’ai pensé à toi. J’ai pris le temps. Je suis sérieux.”
Le problème, ce n’est pas vous. C’est que personne ne vous a montré quels outils utiliser ni comment les combiner. Alors vous faites avec ce que vous avez. Et “ce que vous avez”, c’est souvent en retard d’un train.
On va changer ça maintenant.
Trois outils, trois cas d’usage — et un gagnant clair
1. Claude + les artefacts : l’effet waouh
C’est l’outil que j’utilise le plus souvent pour impressionner un prospect après un premier appel.
Le principe : vous donnez à Claude le transcript de votre échange — mot par mot — et vous lui demandez de créer un artefact. Un artefact, c’est une mini-application web. Derrière, il y a du code. Devant, le client voit quelque chose d’interactif, de cliquable, aux couleurs de votre entreprise.
Concrètement, j’ai testé en direct : transcript d’appel client → demande à Claude → résultat livré en quelques minutes. Le document récapitule le contexte de l’appel, ce que l’entreprise cherche, ce que je peux apporter. Avec des onglets cliquables. Avec mes couleurs. Avec un bouton qui renvoie directement sur mon Calendly.
Vous envoyez un lien à votre prospect. Il clique. Il se dit : “Waouh, c’est quoi ce truc ?”
Arf. Moi aussi j’ai eu la même réaction la première fois.
Le format de sortie : un fichier HTML. Vous le partagez par lien. Votre client l’ouvre dans son navigateur, navigue entre les sections, clique sur le bouton de réservation. C’est propre, c’est rapide, c’est personnalisé.
Le seul bémol ? Si vous voulez modifier quelque chose, vous le faites en conversation avec Claude. C’est lui qui retouche le code. Vous ne posez pas les mains directement sur le document.
2. Claude dans PowerPoint : la main dans le cambouis, avec assistance
PowerPoint, je l’entends souvent comme le vilain petit canard de la présentation. “C’est pas beau, c’est basique.”
Permettez-moi de nuancer.
PowerPoint a un avantage décisif sur l’artefact Claude : vous pouvez modifier en direct. Vous n’avez pas besoin de passer par une conversation pour changer un mot, déplacer un logo ou ajuster une couleur. Vous cliquez. Vous éditez. C’est votre document.
Et maintenant, vous pouvez y intégrer Claude directement. Dans PowerPoint, allez dans “Mes compléments”, ajoutez Claude by Anthropic, et vous avez une colonne Claude sur la droite de votre interface. Vous lui parlez. Il génère des slides.
Exemple concret — toujours depuis le terrain : j’avais une présentation de 16 slides. J’ai demandé à Claude d’en créer une 17e, personnalisée pour une cliente nommée Sophie Honfleur, avec un bouton vers mon calendrier. Il a analysé les slides existantes, conservé la charte graphique, et produit la slide demandée. En respectant la pâte visuelle du reste.
C’est pas de la magie noire. C’est de l’outillage intelligent.
Si vous avez des slides aux couleurs de votre entreprise, c’est encore mieux : Claude s’adapte à votre base existante. Il ne repart pas de zéro.
3. Gamma : beau, mais reconnaissable
Gamma.app produit de belles présentations. Visuellement, c’est soigné.
Mais j’ai une réserve de fond : Gamma a une empreinte. Quand vous recevez une présentation faite avec Gamma, vous le savez. Il y a ce “Gamma look” qu’on reconnaît parmi des dizaines d’autres.
Et avec le temps, ce look va se banaliser. Si tout le monde utilise Gamma pour se distinguer, plus personne ne se distingue.
Je la recommande quand même pour ceux qui font beaucoup de présentations et qui cherchent un rendu premium rapide. Mais attention : c’est payant. Vous avez des crédits. Plus vous générez, plus vous dépensez. À prendre en compte dans votre organisation.
La vraie révolution : le contexte, pas le prompt
Vous l’avez vu dans ces exemples — les présentations sont impressionnantes non pas parce que j’ai formulé une question géniale, mais parce que Claude me connaît.
Il connaît ma charte graphique. Il connaît mes offres. Il connaît mon ton (direct, un peu punchy). Il sait que je suis basé à Dijon, que j’accompagne des dirigeants de PME, que mon Calendly, c’est 30 minutes sans baratin.
En 2026, le contexte est plus important que le prompt.
Ce n’est plus la phrase que vous tapez qui fait la qualité du résultat. C’est tout ce que vous avez intégré en amont : votre charte graphique, votre positionnement, votre façon de vous exprimer, vos offres. Ce sont ces informations qui transforment un outil générique en assistant sur-mesure.
Et ça, c’est ce qu’on construit en formation. Pas à pas. Sans savoir-faire technique prérequis.
Ce qu’il faut retenir — et faire maintenant
Trois actions concrètes à mettre en place cette semaine :
Première action : Récupérez votre charte graphique (couleurs, logo, polices). Si vous ne savez pas où chercher, votre site web est un bon point de départ. Intégrez-la dans Claude une fois pour toutes.
Deuxième action : Testez la création d’un artefact simple. Décrivez une offre, un prospect fictif, demandez un document interactif avec un bouton vers votre agenda. Vous verrez le résultat en quelques minutes.
Troisième action : Si vous avez des présentations PowerPoint existantes, installez le complément Claude by Anthropic. Demandez-lui de générer une slide supplémentaire en restant fidèle à vos templates.
Faites le calcul : combien de temps vous passez aujourd’hui à préparer une proposition commerciale ? Et si vous pouviez le diviser par trois, avec un rendu plus professionnel ?
Les dates à noter
On voit tout ça en formation. Le 20 mai (il reste une place — agissez), le 17 juin, et une nouvelle date en juillet, autour du 22.
Pack Starter, Pack Pro, ou accompagnement sur-mesure pour votre entreprise — si vous voulez qu’on en parle, 30 minutes suffisent. Sans langue de bois. Réservez ici.
Et si vous préférez avancer à votre rythme, ma newsletter décrypte ce genre d’outils chaque semaine — concrètement, sans hype. Je m’inscris.
Utiliser ces outils, c’est le code de triche de l’entrepreneur. Refuser de les utiliser, c’est juste se mettre des bâtons dans les roues.