Il y a trop de bruit. Trop d’outils. Trop de “révolutions” annoncées chaque matin.
Et vous, dans tout ça, vous ne savez plus où donner de la tête. C’est normal. Je fais moi-même partie de ce cirque — je sors des vidéos sur les nouveaux outils, je teste, je décortique, je commente. Alors permettez-moi de vous rendre un vrai service pour une fois : vous dire ce que j’utilise VRAIMENT, au quotidien, dans ma boîte. Pas ce que les influenceurs IA vous recommandent. Ce que moi, Julian, j’ai ouvert ce matin en me levant.
Parce que la réalité du terrain, c’est que vous n’avez pas besoin de 47 outils. Vous en avez besoin de 3 à 5. Bien choisis. Bien maîtrisés.
[IMAGE : capture d’écran d’un dashboard d’outils IA avec des catégories “quotidien / régulier / expérimentation”]
La méthode que j’applique (et que personne ne vous explique)
Avant même de parler d’outils, parlons de méthode. Parce que si vous n’organisez pas votre stack IA, vous allez passer vos journées à jongler entre 15 onglets sans rien produire de concret.
Je classe mes outils en trois cases :
Case A — Le quotidien. Ce que j’utilise tous les jours, sans exception. Ce sont les outils qui portent mon activité. Pas de réflexion, c’est automatique.
Case B — L’usage régulier. Ce que j’utilise une ou deux fois par semaine, sur des besoins précis. Avec des clients, pour un livrable spécifique, pour une expérimentation encadrée.
Case C — L’expérimentation. Ce que je teste parce que c’est mon boulot de formateur. Vous ? Restez-en loin pour l’instant. C’est le meilleur conseil que je puisse vous donner si vous voulez rester productif.
Simple. Brutal. Libérateur.
Les outils que j’utilise tous les jours
Claude — Mon bras droit depuis plus d’un an
Claude, c’est mon outil central. Celui qui a le plus de contexte sur qui je suis, comment je rédige, quelle est ma charte graphique, qui sont mes clients. Et c’est justement là que tout se joue.
Vous savez quoi ? La vraie révolution de ces derniers mois, c’est pas le prompt. C’est le contexte. Il y a six mois, tout le monde vous disait “apprends à prompter”. Aujourd’hui, la partie prompt, c’est presque secondaire. Ce qui fait la différence, c’est ce que vous lui donnez en amont : votre secteur, votre clientèle cible, votre ton, vos produits, vos formats.
Moi, Claude connaît mes formations par cœur. Il connaît ma charte graphique. Quand je lui demande une infographie ou un devis, il sort le livrable aux couleurs de The French Bot sans que je lui dise quoi que ce soit. Je clique, je valide, c’est dans la boîte.
C’est ça la vraie puissance — pas l’outil, mais la relation que vous construisez avec lui.
[IMAGE : exemple d’un livrable artefact Claude avec charte graphique The French Bot]
Whisper Flow — La dictée qui a changé ma vie de rédacteur
Ça va vous paraître anecdotique. Ce ne l’est pas.
Whisper Flow, c’est un outil de transcription vocale en temps réel. Je dicte, il tape. Pas d’erreur, pas de lag, pas de “comment tu épèles ça ?”. Je gagne trois à quatre fois plus de temps qu’en tapant sur mon clavier.
Arf. C’est payant. Et alors ? Le ROI est là depuis le premier mois. Si vous passez plus de deux heures par jour à rédiger, la question ne devrait même pas se poser.
Notebook LM — Mon cerveau de recherche
Notebook LM, c’est l’outil que les gens sous-estiment le plus. Et celui dont je me séparerais en dernier.
Le principe : vous lui donnez des sources — un site web, un document, un enregistrement audio, un rapport — et il construit une base de connaissances à partir de tout ça. Pour chaque nouveau client, je crée un notebook avec son secteur, son entreprise, nos échanges. Le jour de l’accompagnement, je suis le formateur le mieux préparé de la salle.
Et c’est gratuit. Pas d’excuse.
Ce que j’utilise régulièrement (sans honte)
ChatGPT — Non, personne ne l’a enterré
Je dois l’avouer : j’ai gardé mon abonnement ChatGPT. Et je ne suis pas près de l’abandonner.
Beaucoup ont sauté sur la hype “Claude tue ChatGPT”. C’est faux. ChatGPT revient en force, notamment sur deux points : le code avec Codex, et la génération d’images.
Parce que ChatGPT Image, c’est sérieux. Ils ont mis le paquet. Je l’utilise pour créer des visuels LinkedIn, des illustrations de posts, des infographies simples. Le résultat est au niveau — voire supérieur — à d’autres solutions bien plus chères.
Mon post LinkedIn “50 Skills Claude” avec une image générée par ChatGPT ? Des milliers d’impressions. C’est tout.
Google Gemini / Imagen — Pour les visuels de marque
Je dois être précis ici. Ce que j’utilise, c’est l’interface image de Google — ce que certains appellent Imagen ou Nano Banana dans l’interface grand public. Pour créer des infographies d’audit, des visuels de formation, des présentations. Il connaît aussi ma charte graphique. C’est propre, c’est rapide.
L’abonnement premium Gemini ? Je ne l’ai pas. Je n’en ai pas besoin pour mes usages actuels.
Canva — Le vilain petit secret
Oui, j’utilise Canva. Non, je n’ai pas honte.
Canva, c’est là où je fabrique mes miniatures YouTube. Et avec les outils IA intégrés — détourage, modification d’images, génération de visuels — c’est devenu une plateforme sérieuse. Ce n’est plus “juste” un outil de design pour non-designers. C’est un outil de production visuelle avec une couche IA qui tient la route.
[IMAGE : exemple d’une miniature YouTube créée dans Canva]
Perplexity — L’honnête bilan d’un outil que j’adorais
Je dois vous dire la vérité sur Perplexity. Il y a six mois, c’était dans mon quotidien. Aujourd’hui, c’est devenu hebdomadaire, et encore.
Pourquoi ? Parce que Claude a lancé sa fonctionnalité de recherche approfondie. Plus de 100 sources analysées, un rapport structuré de plusieurs pages, directement dans l’interface que j’utilise déjà. L’avantage de Perplexity — agréger des recherches massives rapidement — n’est plus aussi distinctif.
Ce n’est pas de la trahison. C’est de l’optimisation.
La zone “expérimentation” — Pour les curieux avertis seulement
Hermes — Les agents autonomes arrivent
Je teste Hermes. C’est un agent central qui orchestre des sous-agents : marketing, gestion des mails, relation client. Vous lui donnez un objectif, il décompose, il délègue, il exécute.
C’est fascinant. C’est aussi réservé aux gens qui baignent dans ces outils depuis un moment. Si vous débutez, passez votre chemin. Vous n’êtes pas encore là.
Obsidian — Mon second cerveau en construction
Obsidian, c’est un gestionnaire de notes local, mais utilisé d’une façon particulière : comme un second cerveau connecté à mes outils IA.
Pourquoi ça compte ? Parce que si Claude disparaît demain — et c’est une vraie question à se poser — j’ai besoin de ne pas perdre tout mon contexte avec lui. Obsidian, c’est ma mémoire portable. Mes articles lus, mes notes de client, ma bibliothèque de projets. Je peux déplacer tout ça vers un autre outil en quelques minutes.
Ne devenez pas otage d’un seul outil. C’est ma règle numéro un depuis le début.
Ce que j’ai arrêté d’utiliser
n8n — J’ai construit pas mal d’automatisations avec n8n. Mais depuis que je maîtrise Claude Code, je code directement mes automatisations. Articles de blog qui se publient automatiquement, workflows clients, pipelines de contenu. Je ne sais pas lire une ligne de code — et pourtant. Voilà où on en est.
Copilot Microsoft — Je ne l’utilise pas. Je l’ai essayé. Ce n’est pas pour moi aujourd’hui.
Ce que vous devez retenir
Voilà où j’en suis en mai 2025. Mon stack IA, sans filtre :
- Claude pour tout ce qui est production, contexte, livrables — c’est mon outil central
- Whisper Flow pour dicter plutôt que taper — gain de temps massif
- Notebook LM pour la recherche et la préparation client — gratuit et sous-estimé
- ChatGPT pour les images et le code — il est de retour, prenez-en acte
- Canva pour les visuels YouTube — avec l’IA intégrée, c’est solide
Le reste, c’est de l’expérimentation ou du contexte très précis.
Et surtout : le contexte est plus important que le prompt. Arrêtez de chercher la formule magique pour prompter. Construisez votre contexte, donnez à vos outils tout ce dont ils ont besoin pour vous connaître. C’est là que le rendement explose.
Envie d’aller plus loin ?
Le 20 mai et le 17 juin, j’anime deux journées de formation complètes sur Claude — dans Excel, dans PowerPoint, avec Claude Code, avec les outils de dictée. Des outils concrets, des cas pratiques, pas de théorie.
Il reste deux places sur le 20 mai. Si vous voulez les infos, contactez-moi directement ou prenez 30 minutes avec moi ici : réserver un créneau
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