300 €. Minimum. Rien qu’en abonnements fixes, sans compter les crédits que je recharge à la volée sur ChatGPT ou Claude.
Et non, je ne suis pas une entreprise de 50 salariés avec un service achats. Je suis seul, à Dijon, à la tête de The French Bot. Alors permettez-moi de rire quand on me dit que l’IA, “ça coûte rien” ou que “20 dollars par mois ça suffit largement”. C’est faux. Et je vais vous montrer pourquoi, avec mes vrais chiffres, pas des estimations de blog corporate.
Le mythe du “20 dollars par mois”
Tout le monde vous vend le même discours : “prenez ChatGPT Plus, 20 dollars, et c’est réglé.” Sauf que si vous utilisez vraiment l’outil, tous les jours, pour du travail sérieux, vous allez vite taper dans le mur des limites. Et là, deux options : vous freinez votre usage, ou vous rechargez des crédits.
Moi j’ai choisi la deuxième option. Je suis officiellement à 20 dollars par mois sur ChatGPT. Dans les faits, je suis plutôt autour de 100 € par mois, crédits compris. Pareil sur Claude : abonnement à 20 dollars, mais je rajoute régulièrement de l’argent pour ne jamais être bloqué.
Pourquoi je reste sur l’abonnement standard au lieu de passer sur une offre plus chère ? Parce que je veux garder les pieds sur terre. Je forme des dizaines de dirigeants de TPE et PME chaque mois, et la plupart d’entre eux vont rester sur des licences à 20 dollars. Si je passe sur des abonnements à 200 € par mois, je perds le contact avec la réalité de mes clients. C’est un choix. Pas une contrainte financière.
Petite nuance entre les deux, au passage : pour un usage comparable, ChatGPT me demande moins d’argent en crédits que Claude sur les mêmes types de requêtes. C’est un fait, pas une préférence de marque.
[IMAGE : capture d’écran d’un tableau de bord d’abonnements type Qonto, floutée]
L’astuce qui m’a fait économiser 200 € par mois
Voici où ça devient intéressant. J’ai connecté ChatGPT à Qonto, ma banque en ligne. Simple demande : “regarde mes prélèvements récurrents et liste-moi tous les abonnements que j’ai.” Résultat : j’ai découvert que je payais encore pour des outils que je n’utilisais plus depuis des mois.
200 € par mois économisés. Juste en croisant deux outils qui, il y a encore deux ans, ne se parlaient jamais.
C’est ça, la vraie utilité de l’IA en 2026 pour un dirigeant de TPE. Pas la révolution, pas le fantasme. Un audit financier qui aurait pris deux heures de tri manuel, fait en trois minutes.
Ma règle depuis : je ne choisis plus un outil s’il n’a pas de connecteur avec Claude ou ChatGPT. Aujourd’hui, je pilote quasiment tout depuis ces deux interfaces. Si un outil reste isolé, il devient un poids mort dans mon organisation.
Ce que j’utilise vraiment, poste par poste
Je vous donne la liste complète. Pas de langue de bois sur les prix.
IA générative et recherche
- ChatGPT : 20 $/mois affiché, ~100 €/mois réel avec crédits
- Claude : 20 $/mois, plus crédits variables selon les mois
- NotebookLM (Google) : gratuit — et c’est l’un de mes outils préférés, point.
- Gemini : gratuit, mais je n’accroche pas. Trop de bugs pour mon usage, alors même que je vis dans l’écosystème Google au quotidien (Gmail, Calendar)
- Perplexity : version pro, mais je l’utilise de moins en moins. C’est le prochain abonnement que je coupe.
Productivité et voix
- Wispr Flow : mon outil de dictée vocale. Il reconnaît mon prénom, mon numéro, mon adresse mail sans jamais se tromper. Zéro faute d’orthographe. Je m’en sers sur ordinateur et sur smartphone, tous les jours.
- Granola : prise de notes de réunion, retranscription mot par mot. Gratuit. J’exporte tout dans un projet Claude avant que la limite des 30 jours n’expire. Résultat : je garde tout, sans jamais payer.
Création de contenu
- Canva : 25 €/mois, pour mes miniatures YouTube
- Screen Studio : 108 €/an pour l’enregistrement et le montage vidéo
- Kling : pas d’abonnement fixe, des crédits ponctuels pour la génération d’images
Communication et vente
- StreamYard : 49 €/mois pour mes webinaires. Le poste le plus cher, et de loin le moins indispensable si vous n’en faites pas régulièrement.
- Brevo : 33-34 €/mois pour la newsletter, 3 000 à 4 000 mails par semaine.
- Podia : plateforme où j’héberge mes lead magnets et mes formations.
Gestion et CRM
- HubSpot : version gratuite. Un seul siège, mais ça me suffit largement. Connecté à Claude, je lui demande directement “j’ai un rendez-vous avec ce client dans mon calendrier ?” et il croise les données.
- Airtable : gratuit, base de données clients.
- n8n : 35 €/mois pour les automatisations.
Infrastructure
- Qonto : 13,20 €/mois. Photo du ticket, le comptable l’a en direct. Littéralement, ça a changé ma manière de gérer l’administratif.
- Microsoft 365 : 10 €/mois (Word, Excel, PowerPoint)
- Hostinger : 20 €/mois pour l’hébergement du site
- Google One : 2 €/mois pour le stockage
[IMAGE : tableau récapitulatif des outils avec pastilles gratuit/payant]
Ce qu’il faut en retenir si vous démarrez
Trois choses, et je serai bref.
Un. Ne comparez pas les prix affichés, comparez les usages réels. Un abonnement à 20 dollars qui devient 100 € en pratique, c’est une donnée à connaître avant de faire votre budget, pas après.
Deux. Le gratuit n’est pas un plan au rabais. NotebookLM, Granola, HubSpot, Airtable : quatre outils que j’utilise tous les jours, zéro euro dépensé. Le prix ne dit rien de l’utilité.
Trois. Auditez vos abonnements récurrents une fois par trimestre, avec l’IA elle-même. J’ai économisé 200 € par mois en dix minutes. Combien de TPE françaises paient encore pour des outils qu’elles n’ouvrent plus ? Faites le calcul sur douze mois. Ça pique.
Le dénominateur commun de tous les outils que je garde ? Ils ont un connecteur avec Claude ou ChatGPT. Si vous choisissez vos outils sans penser à cette interopérabilité en 2026, vous construisez déjà un système qui vous coûtera plus cher demain.
Si vous voulez qu’on regarde ensemble votre propre stack et ce qu’il vous coûte vraiment, 30 minutes, sans langue de bois : prenez rendez-vous ici.