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IA Productivité MCP Claude ChatGPT

Arrêtez de rester dans la barre de chat

Le chat, c'est le hall d'entrée de l'IA. Le vrai travail se fait derrière, avec vos outils connectés. Trois cas concrets pour comprendre la différence.

JL

Julian Luneau

Ce qui me choque le plus quand j’accompagne des professionnels ? Vous restez dans la barre de chat.

Vous ouvrez ChatGPT ou Claude. Vous posez une question. Vous copiez la réponse. Vous fermez l’onglet. Et vous pensez avoir fait de l’IA.

Aïe.

Vous n’avez pas saisi la puissance de ces outils. Le chat, c’est le hall d’entrée. Le travail se fait dans les pièces derrière.

Le chat, c’est le hall d’entrée

Le discours dominant est simple : l’IA, c’est un assistant à qui on pose des questions. Résultat : des réponses correctes, génériques, interchangeables. Les mêmes que celles de votre concurrent.

Le terrain montre autre chose. Ces outils se branchent sur ceux que vous utilisez déjà : Gmail, votre agenda, Outlook et le calendrier Microsoft, SharePoint, votre outil de prise de notes, votre banque en ligne, votre outil de facturation, votre CRM, Google Forms. On appelle ça des MCP. Oubliez le sigle. Retenez l’image : des prises qui branchent l’IA sur votre quotidien.

Un modèle qu’on dit à plus de 150 de QI, mais qui ne connaît rien de vos clients, de votre agenda ni de vos échanges passés, vous rendra une réponse standard. Donnez-lui vos données et il vous rend une réponse à votre image.

C’est tout.

Voici trois cas concrets, que je montre en vidéo. Rien de théorique.

Cas n°1 : préparer un rendez-vous pendant que vous faites autre chose

Demain, j’ai une session de formation avec un client. Avant, je relisais mes notes en vitesse, quand j’y pensais.

Aujourd’hui, je dicte ma demande à voix haute, avec un outil qui transcrit ma voix en texte. Plus vous donnez de contexte, meilleure est la réponse. Parler va trois fois plus vite qu’écrire, donc je n’économise pas mon contexte. Je demande à Claude de regarder mon agenda, puis mon outil de prise de notes (Granola), et de me dire où on en est avec cette personne.

Il fouille l’agenda. Il trouve la session de demain à 11 h 30. Il va chercher les trois sessions précédentes dans Granola, avec leurs dates. Il me sort ce qui traîne avant demain : un logo à récupérer, des instructions à valider, une invitation en attente. Mon appel est préparé.

Ensuite, je lui demande de rédiger le mail de rappel pour le client. C’est fait, depuis la même interface.

Brutal, mais libérateur.

Cas n°2 : la boîte mail triée à 5 h du matin

Vous recevez 10, 20, 30 mails par jour, parfois plus. Vous les traitez entre deux rendez-vous, avec la tête ailleurs.

Là, je change d’outil exprès, pour montrer qu’on n’est pas prisonnier d’une marque : je passe sur ChatGPT. Et un conseil : utilisez le mode Work plutôt que le simple chat. Le chat convient aux petites tâches. Work encaisse des tâches complexes, et surtout planifiées.

Ma consigne, en substance : chaque matin à 5 h, regarde ma boîte mail, traite les messages par ordre de priorité, prépare des brouillons de réponse dans Gmail. Avant chaque rédaction, consulte mon agenda et mes notes de réunion.

Cette dernière phrase change tout. Si le mail vient de quelqu’un avec qui j’ai déjà travaillé, l’outil va lire le transcript de notre dernier échange et répondre en connaissance de cause. ChatGPT me demande l’accès à Granola, j’autorise, la tâche est programmée. Tous les jours, 5 h, heure de Paris, je peux même changer le fuseau.

À 8 h, j’arrive au bureau et les brouillons m’attendent.

Une précision, parce que je sais ce que vous allez me demander : l’envoi automatique, je vous le déconseille. Je contrôle chaque mail. Mais des brouillons personnalisés, avec vos outils connectés, c’est 80 % du boulot déjà fait. Vous gardez les 20 % qui comptent : le regard, la décision, le clic sur “envoyer”.

Attendez. Ne lancez pas ça sans réfléchir. On y revient plus bas.

Cas n°3 : les impayés, sans le malaise

Parlons vrai : relancer un client qui n’a pas payé, personne n’aime ça. On repousse. On attend “le bon moment”. Et la trésorerie trinque.

Je demande à Claude de regarder mes ventes dans Qonto, ma banque en ligne, et de me lister les entreprises qui n’ont pas payé. Si vous êtes sur Pennylane, il existe aussi un connecteur.

L’intérêt dépasse le simple constat. Une fois les impayés repérés, l’outil peut piloter les relances : une fois, deux fois, trois fois. Dans la démo, je réalise en direct que j’ai oublié un détail : il lui faut les adresses mail de ces clients. Pas grave. Il peut les chercher dans ma boîte, vérifier si on en est à la relance numéro 2 ou 4, et poser la question qui fâche : faut-il programmer une mise en demeure ?

Tout ça depuis le même espace de travail. Le malaise, lui, est délégué. La décision reste chez vous.

Les trois autres cas d’usage

Je n’ai pas eu le temps de tout montrer dans la vidéo. Il y a encore :

  • la proposition commerciale générée à partir du contexte client ;
  • le formulaire : je crée les questionnaires d’audit IA de mes clients depuis Claude ou ChatGPT, alors que j’ai passé des années à les monter à la main ;
  • la chasse aux justificatifs : votre comptable vous dit en fin d’année qu’il lui manque un ticket, une facture. Chaque mois, l’IA cherche pour vous, avec un justificatif par ligne de dépense.

Vous voulez les prompts ? Commentez « organisation » sous la vidéo, je vous envoie le document avec tous les cas d’usage.

Ce qu’il faut retenir

Deux types de professionnels vont émerger, et vite. Ceux qui font de l’IA un super assistant. Et ceux qui restent réfractaires, ou qui ont peur de ne pas maîtriser l’outil. Les seconds perdront des parts de marché. Doucement, puis d’un coup.

Ce que je vous conseille de faire cette semaine :

  1. Connectez votre messagerie et votre agenda à Claude ou ChatGPT. Dix minutes, pas plus.
  2. Branchez votre outil de prise de notes. C’est lui qui donne du contexte, et le contexte fait la différence.
  3. Commencez par un seul cas. La préparation de rendez-vous est la plus simple, le retour est immédiat.
  4. Gardez la main sur l’envoi. Brouillons oui, envoi automatique non.
  5. Parlez au lieu de taper. Un outil de dictée vous fait donner dix fois plus de contexte pour le même effort.

Chez nos clients, ce type de mise en place fait gagner entre 1 et 2 heures par jour et par collaborateur. Faites le calcul sur une équipe de cinq.

Si vous voulez qu’on regarde ensemble comment vous travaillez et où brancher tout ça, on commence par un audit : cartographier vos tâches du quotidien, puis construire une formation sur mesure autour d’elles. 30 minutes, je vous pose un maximum de questions, on voit si on peut travailler ensemble : prenez rendez-vous ici.

Et si vous préférez avancer à votre rythme, chaque semaine, je décrypte ce genre de cas concrets dans ma newsletter. Sans spam, juste du concret.

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