Entre 10 et 20 appels de prospection par semaine. Des propositions commerciales, des relances, des contrats, des articles, des guides à envoyer à des centaines de personnes qui commentent mes posts.
Et je suis tout seul.
Pas d’assistante, pas de community manager, pas de commercial. Juste une caméra, un ordinateur et une vingtaine de skills dans Claude.
Voilà comment ça tient debout.
[IMAGE : capture d’écran du panneau “Compétences” dans Claude, avec la liste des skills]
D’abord : c’est quoi une skill, concrètement ?
Une skill, c’est une recette de cuisine.
J’ai ma salade de tomates. Herbes de Provence, une gousse d’ail, huile d’olive. J’ai ma manière de la faire. Je la donne à Claude une fois : il a le mode d’emploi. Et à chaque fois que je lui demande cette salade, il la refait exactement comme moi.
Voilà. Une skill, c’est des instructions données une bonne fois pour toutes, que la machine répète à l’identique.
Ma règle de déclenchement est bête comme chou : je fais un process une fois, je le fais deux fois — à la troisième, je me pose la question de l’automatiser. Pas avant. Automatiser un truc qu’on ne fait qu’une fois, c’est de la procrastination déguisée en productivité.
Et la bonne nouvelle : il n’y a plus aucune barrière technique. Vous entrez dans le chat, vous dites “je veux créer une skill, aide-moi”. Claude vous pose des questions. Vous répondez. La skill sort.
Elle ne sera pas parfaite du premier coup. On s’en fiche. Vous la modifiez dans le chat : “Non, ce prix-là n’est pas le bon, mets-le à jour. La date de formation, c’est le 12 août et le 9 septembre.” Et c’est corrigé.
Allez, les dix.
1. Préparer mes appels de vente
Mon Calendly est connecté à Claude. Quand quelqu’un réserve 30 minutes avec moi, il remplit un petit questionnaire.
Avant, je lisais ça à la main. Ou plutôt : je ne le lisais pas. Parce que quand vous enchaînez cinq appels en deux jours, entre la proposition commerciale de l’un et la relecture du devis de l’autre, la préparation saute. C’est toujours elle qui saute.
Aujourd’hui, Claude va chercher les réponses, résume qui est la personne, dresse un profil type, sort ses attentes.
J’arrive en appel avec le terrain déjà défriché. Zéro minute de préparation manuelle.
[IMAGE : formulaire Calendly avec les questions de qualification]
2. Une visio, quatre livrables
Mes visios sont enregistrées et retranscrites mot par mot par Granola. Granola est connecté à Claude. HubSpot, mon CRM, est connecté à Claude.
Vous voyez où je veux en venir.
Je demande : “Regarde ma visio du 25 juillet avec Monsieur Onfleur, regarde mes mails, et prépare le suivi.”
Il sort le mail de récap. Il sort la proposition commerciale. Il pousse la fiche dans le CRM. Il note qu’on est partis sur deux demi-journées d’accompagnement, avec le montant, avec le contexte.
Un appel. Quatre livrables. Zéro copier-coller.
Et je vais vous dire un truc : aujourd’hui, je choisis mes outils en fonction de leur capacité à se connecter à Claude. L’outil est génial mais il ne se connecte pas ? Je vais voir le concurrent. C’est devenu un critère d’achat, au même titre que le prix.
Claude n’est pas un chatbot dans mon organisation. C’est l’interface centrale. Le reste vient s’y brancher.
3. Les relances
70 % des gens que j’ai en appel, je dois les rappeler.
“Toujours d’actualité ?” “Vous avez vu le devis ?” C’est plat, c’est ingrat, et c’est pourtant là que se joue la moitié du chiffre.
J’ai gagné des dossiers uniquement parce que j’ai relancé au bon moment. Un message avec de la valeur dedans — “tiens, j’ai trouvé cet outil, ça peut te servir” — et la réponse tombe : “Julian, on peut commencer dans un mois ?”
Banco. Devis envoyé. Signé.
Si on ne vous a pas dit non franchement, c’est qu’il y a un intérêt. Alors relancez. Mail automatisé, LinkedIn à la main, peu importe le canal.
Les gens vous ont contacté, vous. Relancez-les.
[IMAGE : capture d’un fil de relance LinkedIn ou d’un mail de suivi]
4. Ma charte graphique
Il connaît mes couleurs. Le fond noir, le bleu électrique, le magenta. Il les applique partout.
Vraiment partout.
Je suis sur Excel : charte graphique. Je fais un PDF : charte graphique. Un PowerPoint : charte graphique. Je ne peux pas lui en vouloir, c’est exactement ce que je lui ai demandé.
J’en peux plus. J’ai envie de la changer.
C’est le revers de la médaille des skills bien écrites : elles sont obéissantes jusqu’à l’absurde. Prévoyez les exceptions dans vos instructions, sinon vous vivrez la même chose que moi.
5. Mes slides et mes propositions commerciales
J’ai une manière de faire mes slides. Une police, des graphiques, des tailles précises, un ordre de présentation.
Cette manière de faire est écrite noir sur blanc dans une skill. Elle génère mes PowerPoint de proposition commerciale comme je les fais moi, quand je les fais bien — pas comme je les fais à 23h un jeudi soir.
C’est là le vrai gain, d’ailleurs. Ce n’est pas seulement le temps. C’est que votre niveau de sortie devient constant. Votre meilleure version devient votre version par défaut.
6. Mon brief du matin
Il regarde mes mails. Il regarde mon calendrier. Il regarde mes tâches. Il repère qui doit être relancé.
Et il me sort ma journée en revue.
Je démarre en sachant exactement où j’en suis. Pas en ouvrant ma boîte mail et en me laissant piloter par le dernier qui a écrit.
[IMAGE : exemple de brief du matin généré, format carte récap]
7. Contrats et lettres de mission
Le client a signé ? Très bien. Contrat et lettre de mission générés intégralement.
Et ça ne s’arrête pas aux clients. Je travaille avec des freelances : je cadre. “Ce client est venu par mon canal, tu n’as pas le droit d’aller plus loin avec lui en direct.”
Ça se dit très bien à l’oral. Ça se tient beaucoup mieux quand c’est écrit.
J’ai aussi construit des skills spécifiques pour des cabinets d’experts-comptables, qui génèrent leurs lettres de mission avec leurs tarifs et leur structure à eux. Ce n’est pas un gadget de solo-entrepreneur : ça marche à l’échelle d’un cabinet.
8. Mes lead magnets
25 000 abonnés sur LinkedIn. Je poste, je propose un guide, les gens commentent un mot-clé.
Sur mon post Opus : 129 commentaires. 129 personnes qui veulent le guide.
Avant, ça, c’était mort. Aujourd’hui, je donne à Claude le transcript de ma vidéo, et il en sort un guide complet, à ma charte, avec les prompts prêts à copier.
Parce que soyons honnêtes : beaucoup de gens n’ont pas 20 minutes à donner à une vidéo. Ils veulent le guide, ils vont directement à la page qui les intéresse, ils prennent le prompt et ils le collent dans leur IA préférée.
J’envoie des tonnes de guides. Ça ne me coûte quasiment plus de travail.
9. Mes articles de blog
Chaque vidéo devient un article, automatiquement propulsé sur le site.
“Julian, à quoi ça te sert de publier tous les jours ?”
À être trouvé.
Quand quelqu’un tape “formateur IA Dijon” sur Google — ou dans une IA, ce qui compte de plus en plus — je sors. Pas par magie. Parce que tous les jours, du contenu spécialisé, travaillé pour le référencement, part sur mon site.
Le SEO n’est pas mort. Il a juste changé de juge. Et les IA vont chercher leurs réponses quelque part : autant que ce soit chez vous.
La skill connaît mon ton parce que je lui ai donné mes anciens articles, écrits à la main. Elle ne l’a pas inventé.
10. Mes posts LinkedIn, Instagram et descriptions YouTube
Le dernier étage. Génération des contenus réseaux, dans ma voix, avec mes formats.
Vous n’avez plus aucune excuse.
[IMAGE : mosaïque de posts LinkedIn / Instagram générés]
Le débat RGPD, réglons-le une fois pour toutes
Alors oui, je vais l’entendre : “Julian, tu es fada. Ta banque connectée à Claude ? Ton CRM ? Tes mails ?”
Soyons raccord.
Je suis en règle sur le RGPD, avec un plan adapté. Reste le Cloud Act : une loi américaine qui permet à un juge américain, sous demande motivée, d’exiger des données auprès d’une entreprise américaine.
Très bien. Maintenant, question sincère : vous utilisez Outlook ? SharePoint ? LinkedIn ? Facebook ? WhatsApp ?
Alors vous êtes exactement au même endroit que moi.
Ce débat n’a de sens que si vous êtes sorti des technologies américaines. Si c’est votre cas, très bien, allez sur du Mistral. C’est un peu moins puissant sur certains usages, mais votre position est cohérente.
Ce qui ne tient pas debout, c’est de refuser l’IA pour des raisons de souveraineté… en tapant le refus dans un mail Outlook depuis un iPhone.
Ce qu’il faut retenir
Reprenons du concret, parce que c’est tout ce qui compte.
Un. Repérez vos gestes répétés. Ce que vous avez fait deux fois cette semaine et que vous referez la semaine prochaine. C’est votre première skill. Pas la plus impressionnante — la plus fréquente.
Deux. Commencez par le nerf de la guerre. Chez moi, 80 % du montant se joue sur les appels de vente et les propositions commerciales. J’ai automatisé ça en premier. Le reste est venu après.
Trois. Choisissez vos prochains outils en vérifiant s’ils se connectent. Un CRM qui ne se branche pas, c’est un CRM qui vous coûtera du temps tous les jours pendant cinq ans.
Quatre. Ne cherchez pas la skill parfaite. Créez-la moche, utilisez-la, corrigez-la dans le chat. Mes meilleures skills sont à leur douzième version.
Et gardez la main sur la sortie. On automatise tout en gardant l’humain dans la boucle — c’est vous qui relisez, c’est vous qui signez, c’est vous qui appelez.
Aujourd’hui, arriver dans une entreprise sans utiliser l’IA, c’est comme y arriver en refusant l’ordinateur. Dans six mois, ce ne sera plus une originalité, ce sera un motif de mise sur le banc de touche.
Je fais deux à trois heures de veille par jour et je n’arrive pas à tout suivre. Alors quelqu’un qui part de zéro, je vous laisse imaginer.
D’où l’intérêt de ne pas partir de zéro tout seul.
On en parle ?
Deux dates de formation Claude : mercredi 12 août et mercredi 9 septembre. Une journée pour voir comment utiliser Claude dans votre quotidien professionnel, plus le suivi e-learning derrière. C’est un outil dont les pros exploitent 10 % du potentiel, et je vous garantis qu’il y a deux à trois heures par jour à récupérer quand on est indépendant ou petite structure.
Si vous voulez en discuter avant : 30 minutes avec moi, sans langue de bois → https://calendly.com/thefrenchbot-coaching/30min
Et chaque semaine, je décortique ce genre de sujet dans la newsletter → https://forms.gle/VFNEeBGGMBstm1py5
Passez à l’action. Sinon c’est votre concurrent qui le fera — et il répondra à votre client en 24 heures pendant que vous chercherez encore votre modèle de devis.